Après des semaines de Boucan Guéant, le Gouvernement a réagi timidement notamment par une lettre de François Fillon, sans reconnaitre malgré la mobilisation croissante l’absurdité des mesures concernant les étudiants étrangers. Dans une totale cacophonie, les membres du Gouvernement tentent de rassurer les milliers d’étudiants mobilisés ainsi que la Communauté universitaire et économique sans y parvenir. [...]
Après des semaines de Boucan Guéant, le Gouvernement a réagi timidement notamment par une lettre de François Fillon, sans reconnaitre malgré la mobilisation croissante l’absurdité des mesures concernant les étudiants étrangers. Dans une totale cacophonie, les membres du Gouvernement tentent de rassurer les milliers d’étudiants mobilisés ainsi que la Communauté universitaire et économique sans y parvenir.
Car dans les faits, le premier semestre arrive à son terme et les actes ne suivent toujours pas. La Cé dénonce la non-action et le manque de coordination au niveau des préfectures comme au niveau des Ministères, alors même que des milliers de dossiers sont encore bloqués ou ont été refusés sans raison valable. Il s’agit à la fois d’étudiants en attente de leur titre de séjour ou de diplômés en attente de leur changement de statut.
Pour la Cé, il faut agir immédiatement sur les milliers de situations individuelles toujours non réglées.
Le décret du 6 septembre sur les conditions de ressources nécessaires pour renouveler son titre de séjour (770 euros de ressources mensuelles demandés au lieu de 460 euro auparavant) compromet à cette période de l’année le départ en stage et donc la diplômation de nombreux étudiants étrangers. Il handicape aussi des doctorants étrangers stoppés au milieu de leur thèse dans l’attente de leur renouvellement. Ces étudiants sont actuellement sans papiers ou toujours en attente de leur titre de séjour. Pour nous, il est inacceptable et contre-productif que des étudiants soient renvoyés dans leur pays d’origine au milieu de leurs études à cause d’un changement arbitraire des conditions de ressources et la Cé demande le retour aux ressources antérieures au 6 septembre.
Par ailleurs, alors que désormais les entreprises ont rejoint la mobilisation initiée par la Confédération étudiante et ses partenaires contre la circulaire du 31 mai 2011, il est plus que temps que le gouvernement réagisse et que les diplômés étrangers ayant une promesse d’embauche puissent obtenir dans les plus brefs délais leur changement de statut au delà des bonnes intentions de Laurent Wauquiez qui s’apparentent encore pour l’instant au maquillage de la réalité.
Pour obtenir des réponses immédiates face à cette crise sans précédent dans l’histoire de l’Université française, la Cé appelle à la mobilisation massive demain jeudi 8 décembre dans toutes les universités de France lors des Boucans Guéant hebdomadaires.
Rendez-vous Presse Parisien : 12h30 sur le parvis de l’Université Paris 7 Denis Diderot









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