À l’heure où un vent de jeunesse démocratique souffle du sud de la Méditerranée jusqu’en extrême-Orient, notre quotidien offre le spectacle d’un sur-place insupportable et la perspective d’une régression sans retour.
Le débat politique reste obscurci par des leurres, chacun agitant son épouvantail.
Il reste silencieux sur l’essentiel.
L’élection présidentielle de 2012 doit être l’occasion d’affronter le réel sous toutes ses coutures, et de remettre au centre de la discussion publique des thèmes essentiels aujourd’hui relégués en périphérie.
Nous, acteurs au quotidien de cette civilisation digitale qui se joue des frontières, des pouvoirs autoritaires et des hiérarchies traditionnelles, proclamons la nécessité d’une double alternance : politique bien sûr, mais aussi culturelle et générationnelle. Nous refusons de voir le pouvoir changer de camp sans rien changer ou presque de nos vies.
Sinon, nous devrons affronter le risque d’un nouveau 21 avril.












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