« Toulousaine d’origine, je suis arrivée cette année à Paris pour étudier le droit de l’environnement. Quand j’ai commencé à chercher un logement sur Paris, j’avais assez peu de temps, et l’offre proposée par Ancéa (ndlr vendeurs de listes) m’a parut intéressante, car il disait « trouver un logement pour nous » mais aussi donner des conseils : « Que regarder quand on visite un appartement ? Comment négocier son bail ? ».
J’ai finalement signé le contrat même si je restais un peu sceptique, rapidement je me suis rendue compte que les offres que l’on m’avait remises ne correspondaient à la réalité. On m’a remis une liste de 5 annonces, 2 des logements étaient déjà loués. J’ai réussi à reprendre contact avec l’un des propriétaires qui m’a fait savoir que son logement avait été loué 5 jours avant que je signe le contrat avec Ancéa et que son contrat avec l’agence datait de 15 jours auparavant ! Aussi, une 3e offre sur ces 5 était en réalité une colocation déguisée. J’ai donc recontacté l’agence qui, sur ce point, se déresponsabilise : une clause stipule qu’elle ne saurait se voir reprocher une mauvaise description des caractéristiques du logement.
Sur la méthode employée par l’agence, j’ai évidemment du payer les 450 euros pour avoir les coordonnées de ces 5 propriétaires. Le contrat est à exécution successive : il stipule qu’un accès à une liste mise à jour sur internet pendant une durée de 6 mois. J’ai donc payé alors que la contrepartie du contrat n’a pas été fournie. Et je n’ai pas trouvé un logement grâce à eux, mais sur ce point, l’agence se déresponsabilise également par une clause dans le contrat.
Je me suis ensuite renseignée, entre autres auprès de « Que choisir », sur les points juridiques par lesquels je pouvais coincer l’agence (ils sont nombreux !) J’avais ainsi préparé une lettre bien argumentée pour la DGCCRF dont j’aurais envoyé une copie au directeur de ladite « agence » afin de le menacer de l’expédier si mes 450 euros ne m’étaient pas retournés sous 15 jours.
Mais j’ai aussi lu un article paru dans Le Monde faisant état de nombreuses plaintes d’étudiants contre Ancéa à Paris. J’ai donc douté de mon moyen de pression, vu le nombre d’étudiants dans mon cas. Puis, je suis tombée sur un article du site internet de la Confédération Etudiante indiquant qu’elle se mobilisait contre le problème. Prête à soutenir le combat, je les ais contacté.
Ainsi, je suis allée avec la Confédération Etudiante à un rendez-vous qu’elle avait pris avec le directeur d’Ancéa pour lui présenter plusieurs dossiers et défendre les étudiants arnaqués.
Après presque une heure de négociation rien que sur mon litige, et deux mois après l’arnaque j’ai enfin obtenu un chèque de remboursement. »












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