Aujourd’hui, poursuivre ses études à l’étranger est un plus pour les étudiants mais n'est pas accessible à tous.
Faire ses études à l’étranger est un bon moyen d’améliorer sa connaissance de la langue et de la culture du pays, de se confronter à de nouvelles méthodes pédagogiques, ce qui constitue une valeur ajoutée dans un CV. D’ailleurs, si la Confédération Etudiante a soutenu la réforme LMD, c’est notamment parce qu’elle favorise la mobilité étudiante en Europe. En effet, grâce au système des crédits ECTS, on peut poursuivre ses études dans les universités de près de 30 universités européennes. C'est dans le cadre du programme d'échanges ERASMUS qu'on suit des cours et qu'on passe les examens dans l'université d'accueil. Les notes obtenues à l'étranger sont prises en compte pour l'obtention du diplôme qu'on prépare dans sa fac d'origine, et on est exonéré des droits d'inscription dans l'université d'accueil.
Si la Confédération Etudiante a soutenu la réforme LMD, c'est parce que la Cé porte un projet de société dans lequel l'Europe tient toute sa place. En effet, ce sont les jeunes et notamment les étudiants d’aujourd’hui qui vont former les forces vives de demain. Il faut donc que celles-ci soient convaincues de l’intérêt de l’Europe. La Confédération Étudiante appuiera ainsi les réformes qui iront dans le sens d’un modèle d’enseignement supérieur accessible à tous quelles que soient les origines sociales, non-sélectif, et de qualité.
Mais face aux importantes dépenses liées à la vie quotidienne (logement, transports...) dans le pays d’accueil, certains étudiants sont contraints d’abandonner leur projet, uniquement pour des motifs financiers. De nombreux organismes ou institutions attribuent des aides pour favoriser leur mobilité : le ministère de l'enseignement supérieur bien sûr, les conseils régionaux ou votre université. Renseignez-vous auprès du service des relations internationales de votre fac. Toutefois, ces dispositifs d'aides sociales restent insuffisants et mal adaptés. Pour que la mobilité européenne soit accessible à tous, les bourses de mobilité doivent être définies en fonction des revenus de l’étudiant ou de sa famille et le montant doit varier en fonction du pays d’accueil, ce qui n'est pas le cas actuellement. Fidèle à ses valeurs de justice sociale, la Confédération Etudiante saura défendre un système qui permet une réelle égalité des chances.
Bourses Erasmus
Objectif :
Ces bourses ont pour objectif de faciliter la mobilité des étudiants français qui désirent poursuivre leurs études à l’étranger.
Forme et montant:
Cette aide prend la forme d'une participation aux frais de transport et de séjour à l'étranger des étudiants allant suivre une période d'études dans un pays européen adhérent au programme Socrates.
Son montant varie en fonction de la destination et de la durée du séjour.
Il est susceptible d'être modulé compte tenu des critères sociaux.
Comme la bourse communautaire Erasmus, le complément est réparti par l'agence nationale Socrates – Leonardo entre les établissements d'enseignement supérieur, qui sont chargés de l'attribuer à leurs propres étudiants en mobilité Erasmus.
Attention, le complément Erasmus ne s'adresse qu'aux étudiants relevant du Ministère de l'Education Nationale.
Cette bourse et ce complément sont cumulables avec le bénéfice d'une bourse sur critères sociaux, obtenue en France.
Organisme financeur : Agence nationale Socrates-Leonardo.
Critères d'attribution :
Les bourses communautaires Erasmus et compléments Erasmus concernent les étudiants français.
Modalités :
Pour obtenir plus de renseignements, veuillez contacter le service des relations internationales de votre établissement d'enseignement supérieur. N'hésitez pas à contacter un membre de la Cé pour une aide à la constitution du dossier.
Site du Ministère : http://www.europe.gouv.fr/