Pour réformer l’aide sociale la Cé affirme ses trois priorités :
- création d’un 6è échelon de bourse,
- non prise en compte des revenus du salariat dans le calcul des bourses
- mise en place de frais d’inscription progressifs.
La Cé a rencontré, ce matin, le député Laurent Wauquiez dans le cadre de la mission parlementaire qui lui a été confiée par le Ministre de l’Education. La Cé a présenté ses priorités afin réintroduire de la justice sociale dans le système d’aides sociales français.
1- Création d’un 6ème échelon de bourses
De plus en plus d’étudiants issus des classes moyennes, inéligibles aux bourses se salarient pour financer leurs études. Avec des familles qui gagnent « trop » pour toucher les bourses et pas assez pour financer les études de leurs enfants, les classes moyennes sont en train de devenir les plus fragiles socialement à l’université. La Cé demande la création d’un 6ème échelon de bourse pour les étudiants exclus des aides de l’Etat qui sont « à la limite des barèmes actuels ».
2- Fin de la prise en compte des revenus du salariat dans le calcul des bourses
Le montant des bourses est insuffisant pour vivre et les bourses ne sont pas versées l’été. De nombreux étudiants boursiers travaillent donc pour compléter leur revenu. Mais ce revenu salarial s’ajoute à celui de leur famille ce qui fait bien souvent diminuer leur bourse l’année d’après. Contre ce cercle vicieux la Cé demande que les revenus du salariat (dans la limite d’un mi-temps) ne soient plus pris en compte dans le calcul des bourses.
3- Progressivité des frais d’inscription
Comment peut-on encore trouver normal que tous les étudiants payent les mêmes sommes à l’université au nom d’un égalitarisme complètement décalé de la diversité du monde étudiant d’aujourd’hui ? C’est la question que la Cé a posée ce matin au député Wauquiez. La Cé demande la mise en place de frais d’inscription progressifs en fonction des revenus !