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Les prêts étudiants ne peuvent être la seule réponse de l'état à la situation sociale des étudiants
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Un accompagnement social des étudiants plus juste et plus équitable

5 novembre 2003
La Confédération Étudiante a interpellé le Ministre pour qu’à l’issue des tables rondes sur l’accompagnement social des étudiants des mesures concrètes soient prises dans le sens d’un accompagnement social plus juste et plus équitable.

Concernant le groupe sur les aides matérielles aux étudiants, la Confédération Étudiante a formulé des propositions précises pour permettre la réussite de tous en prenant en compte la situation des étudiants les moins favorisés.
Alors que des centaines d’enquêtes « La Confédération Étudiante à votre écoute » sont remplies chaque jour, les étudiants attendent des réponses.


1. Améliorer le système de bourses pour plus de justice

Les bourses sur critères sociaux, principaux outils de notre système d’aides sociales, ont l’avantage de privilégier les étudiants issus des familles les moins favorisées. Mais le bénéfice d’une bourse est nécessaire à certaines familles qui aujourd’hui n’y ont pas droit.
- Il faut donc créer un sixième échelon de bourse.
- L’attribution d’une bourse doit se faire sur la base d’un cycle voir de l’ensemble du cursus (Licence et Master) de l’étudiant pour éviter lourdeur administrative et retard de paiement.

De nombreux étudiants sont indépendants de leur famille. Il faut poursuivre le dispositif d’allocation d’étude et faire en sorte qu’il soit réellement consacré aux étudiants en situation d’indépendance.


2. Permettre la réussite des étudiants salariés

Un grand nombre d’étudiants est obligé de se salarier pour financer leur études. Or cette situation exclue les étudiants salariés de certaines filières et diminue leurs chances de réussite. Pour poursuivre l’objectif d’un enseignement supérieur démocratisé, il faut rendre compatible le statut de salarié avec la poursuite d’études et favoriser ainsi l’égalité des chances de réussite..

Il faut faire progresser concrètement cette situation.

Cumul salariat / aides sociales. Face aux aides sociales les étudiants salariés sont doublement pénalisés : plus ils travaillent moins ils sont aidés par notre système social (baisse du montant, refus de certaines aides).
Il faut rendre cumulable les aides sociales et le salariat étudiants.

Une pédagogie adaptée. Dans la majorité des universités les étudiants bénéficient au mieux de dispense d’assiduité souvent synonyme de dispense de pédagogie, d’apprentissage et réussite.
Il faut généraliser des dispositifs pédagogiques adaptés aux étudiants salariés.

Travailler sur son lieu d’étude. Pour rendre plus compatible les deux emplois du temps de salarié et d’étudiant, il est nécessaire de créer des jobs dans les universités et dans les CROUS réservés aux étudiants et qui améliorent le service public.

Validation d’expérience. Il faut permettre la validation de l’expérience de certains emploi étudiants au cours du cursus quand il y a un lien pédagogique avec les études.


3. Favoriser la mobilité européenne de tous les étudiants :

La réforme LMD donne une dimension européenne à notre enseignement supérieur. Un espace européen de formation et donc un marché du travail européen ne deviendront une réalité qu’à condition de rendre accessible la mobilité en Europe à tous.
Pour y parvenir il faut poursuivre deux objectifs :
- l’adaptation du système d’aides sociales pour rendre les opportunités de départ à l’étranger effective pour tous les étudiants.
- la mise en place d’outils d’accompagnement avant et pendant le séjour.

Un système d’aide à la mobilité plus juste.
Le montant des bourses de mobilité doit tenir compte des ressources réelles de l’étudiant ou de sa famille ainsi que le coût effectif de la vie dans le pays d’accueil ( très disparate) pour plus de justice.

Mise en place de dispositif d’accompagnement.
Développement de l’enseignement des langues dès la première année de Licence
Mise en place d’un guichet unique d’information sur la mobilité européenne (structures d’accueil du pays, niveau de vie, démarches à suivre…)