La Cé se félicite que ces questions si fondamentales fassent l'objet d'une réflexion et que les propositions de la Cé apparaissent dans le rapport : création d'un 6ème échelon de bourse, non prise en compte du revenu issu du salariat étudiant dans le calcul des bourses et dispositifs spécifiques d'évaluations pour les étudiants salariés. Une insertion professionnelle et une orientation efficace sont en effet essentielles pour relancer l'ascenseur social dans notre pays.
Améliorer l'orientation et la professionnalisation des formations
Le CES met l'accent dans son rapport sur le renforcement du système d'orientation à l'université et sur la professionnalisation des filières notamment par le développement des stages et des formations en alternances. La Cé considère que les propositions telles que la
généralisation du Projet Professionnel Personnalisé ou les banques de stages vont dans le bon sens (propositions soutenus par la Cé depuis 2
ans dans les universités) car elles permettent de mettre l'orientation et la professionnalisation des filières au cœur d'une véritable politique d'insertion des jeunes. La Cé a d'ailleurs soutenu la réforme LMD comme levier indispensable pour repenser ces questions.
Répondre aux problèmes des non diplômés du Supérieur
De nombreux d'étudiants sortent chaque année de l'université, sans diplômes après 1 ou 2 années d'études (115 000). Faces aux importantes difficultés qu'ils rencontrent dans leur insertion, la Cé est favorable à la mise en œuvre des contrats de professionnalisation proposés dans le rapport. Cela peut aller dans le sens d'une plus grande implication de l'étudiant dans sa formation et son cursus. La Cé refuse par contre l'ouverture des contrats aidés aux jeunes issus de l'enseignement supérieur (soumis dans le cadre du débat sur le rapport), car il s'agit ici d'une logique de dispositifs palliatifs qui viendrait se substituer aux problèmes de fond : une réelle politique de l'emploi et d'orientation. Cette ouverture léserait par ailleurs le principal public visé par ces contrats : les jeunes n'ayant pas le bac.
Remettre en marche l'ascenseur social
Le rapport du CES reprend plusieurs propositions de la Cé autour du problème des étudiants salariés. Celles ci ouvrent des perspectives sur la question essentielle de la panne de l'ascenseur social en France, qui touche notamment une part importante des jeunes issus des classes moyennes. Que ce soit au niveau culturel avec l'insertion ou au niveau financier avec la réforme des aides sociales et les questions spécifiques sur les étudiants salariés, le rapport du CES donne des pistes concrètes dont le gouvernement doit se saisir dès à présent.