Accueil
Les prêts étudiants ne peuvent être la seule réponse de l'état à la situation sociale des étudiants
Lundi 13 octobre 2008 Recevoir la newsletter  :  
Logement étudiant : des mesures qui mettent en péril l’égalité des chances !

29 novembre 2005

Depuis un an dans l’enseignement supérieur, la seule mesure sociale prise par le gouvernement est l’annonce du lancement de la construction et de la rénovation de logements pour les étudiants. Mais un an après ces annonces, de sérieuses questions se posent quant à la réelle volonté politique du gouvernement.

1/ Attaque contre le logement social :

La commission des finances du Sénat a adopté lors de l’examen du Projet de Loi de Finances 2006, un amendement visant à supprimer 5.000.000€ de crédits prévus pour la construction et la réhabilitation du logement étudiant.
La Cé dénonce cet amendement qui plombe le budget consacré au logement étudiant, déjà dans une situation inquiétante et pénalise l’accès au logement des étudiants plus démunis. Cette réduction des crédits s’ajoute au coup porté au logement social avec la hausse des loyers en cités U de 50 euros.

2/ Attaque contre les étudiants les moins favorisés par la hausse des loyers en cité U :

Le gouvernement a annoncé récemment « un coup de pouce au logement étudiant » par l’augmentation de 50 euros de l’ALS. Or cette augmentation est totalement absorbée par une hausse de 50 euros des loyers en cité-U avec des loyers atteignant 196 € pour 9m² soit 22 euros le m² ! Le CNOUS, au CA duquel siègent l’ensemble des organisations étudiantes représentatives, justifie cette augmentation par la nécessité de financer les réhabilitations. Ceci est déjà inacceptable.
Mais pire, 57% des résidants de moins de 20 ans ne touchant pas l’ALS (car leur familles perçoivent les allocations familiales) se retrouvent avec une augmentation des loyers sans compensation alors que ce sont les plus fragiles. Ce sont finalement les étudiants les moins favorisés qui payent de leur poche le prix des rénovations des cités universitaires ! La Cé dénonce cette situation scandaleuse et demande au gouvernement d’agir en urgence !

Face à la crise actuelle du logement, ces deux mesures mettent en péril l’égalité des chances. Ce sont les moins favorisés qui trinquent : baisse des crédits pour le logement social et hausse des loyers dans les cités Universitaires de 50 euros !


La Cé demande donc d’urgence aux gouvernements et aux parlementaires :

1/ le retour des 5.000.000 Euros dans le budget consacrés au logement étudiant
2/ La suppression de la hausse de 50 euros des loyers en cité Universitaire.