Retrait du CPE, c'est la victoire!
10 avril 2006
Après plus de deux mois d’une mobilisation exceptionnelle, nous avons gagné le retrait du CPE ! C’en est fini de sa logique de stigmatisation et de pénalisation d’une partie de la population de ce pays du seul fait de sa jeunesse.
La Confédération Etudiante appelle à la levée des blocages des universités et à l’organisation des examens dans des conditions satisfaisantes. Pour cela elle rencontrera demain la Conférence des Présidents d’Université. Ses élus et militants veilleront dans les universités et au cas par cas à ce que les étudiants ne pâtissent pas de ce conflit et de sa durée.
Cette période est fondatrice à plus d’un titre :
- elle a fait l’éclatante démonstration que les responsables politiques de ce pays retrouveront une capacité d’action en faisant avec la société civile. La crise de la société française ce n’est pas son incapacité à changer, elle ne cesse de le faire en permanence. C’est une crise de l’intelligence, c’est une impuissance des dirigeants politiques à se réformer
- elle a renforcé les solidarités intergénérationnelles, cette fois au bénéfice des plus jeunes
- une jeunesse s’est révélée. Alors qu’on a cherché à l’enfermer dans une indignation résignée elle s’est faite rebelle à l’avenir qui semble s’imposer à elle. Elle se refuse à accepter passivement qu’elle devrait vivre moins bien que ses parents
La Confédération Etudiante s’est construite dans le ras-le-bol des discours-compassion et des discours plaintifs. Nous sommes jeunes et nous en avons marre de ceux qui nous vendent du malaise au kilo, de tous ceux qui renforcent ainsi les impuissances au lieu de les combattre.
La Confédération Etudiante s’est forgée dans la conviction que les choses peuvent aller mieux demain. L’issue de cette crise sociale majeure démontre que l’action collective est une force d’avenir. Forte de cette réussite sur le CPE et résolument tournée vers l’avenir elle appelle les étudiants à participer nombreux aux manifestations du 1er mai aux côtés des salariés pour faire comprendre encore plus aux politiques de ce pays qu’ils doivent nous prendre en compte.