6ème échelon de bourses pour les classes moyennes, la Cé obtient satisfaction, « les prêts comme pilier du système social » pose questions.
19 septembre 2007
Après son annonce, cet été, d’une augmentation ridicule de 2,5 % des bourses pour la rentrée 2007, dont seule l’Unef s’était félicitée, la Cé avait à nouveau demandé que le gouvernement réponde à l’urgence de la situation des classes moyennes en créant un 6ème échelon de bourses.
La Cé a obtenu aujourd’hui, après 2 ans de campagne, la création d’un 6ème échelon de bourse, pour aider socialement les étudiants issus des classes moyennes. Ce premier pas décisif, qui entraine une augmentation de 10 % du nombre de boursiers doit continuer avec pour l’an prochain une nouvelle augmentation de 10%.
L’augmentation du niveau des bourses pour les 100 000 étudiants les moins favorisés répond à une bonne logique, défendue par la Cé : aider socialement ceux qui en ont le plus besoin, et il faudra porter cette augmentation à 15 % dès l’année prochaine.
Enfin l’introduction des prêts comme un pilier du financement social peut engendrer de véritables dérives ou constituer un atout en fonction des réponses apportées à deux questions essentielles :
- s’agit-il d’un droit au prêt ou les banques vont-elle décider elles mêmes d’accorder ou pas à un étudiants un prêt en fonction de sa situation en particulier sociale ?
- le remboursement du prêt se fera-t-il pendant les études, quitte à grever le pouvoir d’achat de l’étudiant, ou une fois son insertion professionnelle réalisée comme c’est le cas dans de nombreux pays ?
La Cé interpelle dès maintenant la Ministre et l’ensemble de la communauté universitaire sur ces questions.
Enfin Valérie Pécresse est la deuxième ministre après Xavier Bertrand à prendre des mesures, que demande la Cé depuis 3 ans, pour les revenus du salariat ne soient pas pris en compte dans le calcul des bourses.