Madame la Ministre, Monsieur le président de l’Unef,
A travers cette lettre ouverte, je vous demande de vous expliquer auprès des étudiants sur la réduction des bourses récemment décidée en catimini et de revenir sur cette décision aux conséquences sociales graves pour de très nombreux d’entre nous.
Lors du renouvellement de nos demandes de bourses, beaucoup d’entre nous ont constaté des modifications importantes des critères d’attribution. Dans de nombreux cas, cela entraîne de graves conséquences : suppression des bourses pour certains, diminution du montants pour d’autres en perdant parfois un ou plusieurs échelons. Certaines situations ne sont plus prises en compte ou minorées : les enfants à charge, le handicap, le statut étudiant à charge d’un parent isolé et l’éloignement…
Ces changements, qui interviennent suite à une négociation en catimini au CNOUS (conseil national qui gère les bourses, entre autre) ont, pour beaucoup d’entre nous, des conséquences sur notre capacité à poursuivre et à réussir nos études.
Est-ce, Madame la Ministre, une des réponses que vous souhaitez apporter aux étudiants mobilisés fin 2007 qui demandaient des réponses concrètes à leurs préoccupations en matière sociale et aux situations d’urgence qui se multiplient parmi nous (prostitution, restau du cœur sur les campus…)?
Comment expliquez-vous Monsieur le Président de l’Unef, qu’en tant que syndicat majoritaire vous ayez laissé passer cette décision au CNOUS sans en informer les étudiants, sans tenter d’empêcher cette mesure ? Vous qui êtes si prompt à faire de grands discours, et à occuper l’espace médiatique, n’avez-vous pas fini, après 30 ans de domination du monde étudiants, par oublier votre rôle : celui de défendre les intérêts des étudiants (plutôt que les vôtres) ?
Pas question pour nous de laisser passer cette réforme qui va à l’encontre de la justice sociale qui consiste à aider en priorité ceux qui en ont le plus besoin ! Je vous demande de revenir au plus vite sur cette décision de diminuer les bourses.
Sachez que les étudiants même lorsque les facs ne sont pas bloquées restent engagés et mobilisés surtout quand il s’agit de leur présent de leur avenir et que les élections seront l’occasion de faire changer les choses et d’avoir enfin des représentants qui nous représentent et qui nous défendent !
Dans l’attente d’une réponse rapide de votre part.
Cordialement.