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Les prêts étudiants ne peuvent être la seule réponse de l'état à la situation sociale des étudiants
Lundi 13 octobre 2008 Recevoir la newsletter  :  
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II. B. Son audience électorale est bien restreinte
Les élections universitaires constituent la priorité nationale absolue et constante de l'UNEF. Autant qu'on peut l'imaginer, elle engloutit une partie très importante des moyens financiers annuels. 1. Une représentativité relative pour une priorité absolue. Les élections universitaires constituent la priorité nationale absolue et constante de l'UNEF. Autant qu'on peut l'imaginer, elle engloutit une partie très importante des moyens financiers annuels. Pour le reste, la recette est simple et immuable : quelle que soit la réalité de l'implantation locale, les candidats sont le plus souvent enrôlés quelques jours avant l'échéance dans un couloir par un militant local. S'il n'y en a plus, un responsable national s'en charge. Le jour des élections, tous les membres de la direction nationale disponibles, comme les militants d'autres structures locales de l'UNEF, sont envoyés dans l'université en élection, un paquet de tracts à la main. Pour l'échéance nationale des CROUS, toute l'activité de l'organisation est articulée pendant les trois mois précédents autour de cet unique objectif : campagnes, pétitions, interventions médiatiques, rassemblement à grand frais des militants. Tous les membres du Bureau National passent leurs semaines dans les villes universitaires de province pour préparer cette échéance. En tout, ce sont près d'un million de tracts et des milliers d'affiches qui sont tirés. Malgré cela, malgré cette organisation quasi militaire unique dans les organisations étudiantes, l'audience et la représentativité électorale de l'UNEF restent marginales et sont en net recul. C'est le prix à payer quand on confond activité syndicale et activisme. 2. Un taux de participation très faible. Ainsi, aux élections aux CROUS de 2000, 126131 étudiants ont voté sur deux millions d'électeurs, à peine plus de 6 %. Cette participation a chuté, puisqu'aux élections de 2002, ce ne sont plus que 114693 étudiants qui ont voté. A peine plus de 100.000 votants pour une telle débauche de matériel et d'énergie militante, le contraste est saisissant. La grande majorité des étudiants se désintéressent de la représentation étudiante. L'organisation qui a la prétention d'être la première de son milieu porte à cet égard, une responsabilité indéniable que ses discours sur « l'individualisme » des jeunes masquent à peine. 3. Une première place en recul. D'ailleurs cette première place de l'UNEF est aujourd'hui fortement érodée. Au CROUS 2000, l'UNEF-ID et l'UNEF-SE réalisaient ensemble 62053 voix, soit 51% des suffrages. Lors du CROUS 2002, l'UNEF ne rassemblait plus que 43.777 voix. Ces 18000 voix de moins représentent une perte de près de 30 % de ses suffrages, un électeur sur trois. Au regard de ce qu'on a appelé la « réunification », la chute est impressionnante. L'UNEF a perdu 27 élus dans les différents Crous et c'est tout logiquement qu'en décembre 2002, lors des élections au CNOUS, l'UNEF perd 1 élu et est toute proche d'en perdre un second sur les cinq qu'elle avait. La mystification n'a pas résisté à sa confrontation avec la réalité.


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