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Les prêts étudiants ne peuvent être la seule réponse de l'état à la situation sociale des étudiants
Vendredi 10 octobre 2008 Recevoir la newsletter  :  
Organiser les envies d'agir

Pour autant il y a de nombreux acteurs étudiants qui portent à travers leurs actions des valeurs en faveur d'un monde plus juste et plus solidaire. Bien sûr il y a dans les universités de nombreux étudiants engagés dans des associations locales culturelles ou humanitaires qui par leur action font la promotion de ces valeurs.

La Confédération étudiante de son côté construit avec ses adhérents des actions et des réflexions sur la solidarité internationale qui se déclinent à travers son projet syndical. Son fort engagement européen permet de débattre des piliers sur lesquels elle veut voir se construire une Europe qui soit le moteur du monde que nous voulons. Elle cherche également à démontrer qu'il est possible de faire vivre ces valeurs à travers des actions concrètes et ainsi de les promouvoir de l'université à l'international. Le travail de sensibilisation sur le commerce équitable qu'elle mène régulièrement en est un bon exemple : vente de café, festivals, conférences, stands d'infos. Chaque étudiant en tant que consommateur, chaque adhérent ou militant par les initiatives qu'il peut porter sur ce sujet, chaque élu à travers les revendications qu'il défend peut participer, par une action individuelle ou collective, à l'évolution vers un monde plus juste.

Ces actions syndicales comme les campagnes pour une meilleure consommation des énergies dans les universités permettent aux étudiants de s'engager pour porter collectivement et concrètement des valeurs sur lesquelles ils obtiennent des résultats. Cette démarche basée sur une approche à la fois idéologique et concrète permet aux étudiants de se reconnaître et de s'approprier les enjeux. C'est leur donner la possibilité d'être réellement acteur.

Pour que cet engagement ne reste pas ponctuel, il est bien sûr important que l'intervention sur les débats internationaux s'intègre de façon cohérente dans un projet syndical plus global, mais il doit surtout ne pas être en contradiction avec les pratiques.

Ainsi le principe de solidarité pour atteindre plus de justice qui s'applique à un niveau international, guide également l'action de la Confédération Etudiante. Sur des débats de société elle a ainsi défendu le système de répartition et de l'égalité public/ privé lors de la réforme des retraites ou sur les débats universitaires : revendication d'une place pour les étudiants salariés dans le système, soutien à la réforme de Sciences Po qui institue une progressivité des droits d'inscription en fonction des revenus,...

Les interventions sur des sujets de type alters doivent être porteuses d'espoir pour que les jeunes s'engagent dans la construction d'un monde qui réponde aux valeurs auxquelles ils sont attachés. L'instrumentalisation de ces engagements généreux, au service d'objectifs partisans dont le but est bien souvent de nourrir une crise nationale, est à la fois destructrice des envies d'agir et inefficace pour faire progresser durablement les équilibres mondiaux.