Ainsi l'émergence dans le milieu étudiant d'une organisation syndicale ambitieuse et responsable, indépendante des nécessités partisanes, réformiste et qui fait de la participation de ses adhérents la première de ses sources de réflexions, constitue un espoir pour répondre à la disponibilité des jeunes à s'engager.
Une organisation syndicale étudiante de cette nature, c'est la capacité à construire et à défendre avec d'autres une vision du monde tout en réalisant des actions concrètes, qui laissent la place à la participation individuelle et produisent des résultats.
Faire changer ce qui ne nous convient pas dans le monde actuel nécessite une action qui s'inscrive dans la durée et qui fonde son analyse sur la complexité du réel, et non sur des positionnements dogmatiques. Pour cela l'organisation durable des étudiants, des individus constitue une force pérenne et en phase avec les enjeux d'aujourd'hui. Cet enjeu que représente donc l'offre en matière d'engagement, plus que celui d'une absence supposée de demande des jeunes, interroge également la capacité des structures de type mouvementiste à représenter un modèle satisfaisant de ce point de vue.