Le sport, la culture, l’engagement associatif ou politique font partie intégrante de nos vies d’étudiants qu’ils soient pratiqués dans le cadre de notre université ou en dehors.
Le sport, la culture, l’engagement associatif ou politique font partie intégrante de nos vies d’étudiants qu’ils soient pratiqués dans le cadre de notre université ou en dehors. En effet, nous les considérons comme des moyens de nous ouvrir sur le monde, de socialisation et de construction de soi.
Pourtant, une grande partie d’entre nous nous privons de ces activités enrichissantes. Par exemple, selon un sondage de l’OVE, 57% des étudiants pratiquent régulièrement une activité sportive. Or, 70% d’entre eux déclarent vouloir en pratiquer au moins une sans pouvoir le faire. Cette différence est explicable par:
- le manque d’informations : nous ne nous retrouvons pas dans la trop grande diversité des services (par la ville, la région, le CROUS, l’université, …), il est difficile de s’adresser au bon interlocuteur du premier coup
- le manque de temps : l’éloignement des équipements sportifs du lieu d’études (qui n’a jamais dû sauter un repas le midi ou arriver trempé de sueur en cours faute de n’avoir pas pu prendre de douche ?), l’obligation de devoir choisir entre un cours et une activité (d’autant plus aberrant lorsque notre filière est liée à cette activité !)
- une offre insuffisante : certains cours ont plus de succès que d’autres et manque de place, nous sommes souvent contraints à y renoncer
- une offre ne correspondant pas à nos besoins : nous n’avons pas tous les mêmes exigences ni les mêmes envies face aux activités proposées. Suivant notre niveau dans une discipline nous pouvons y rechercher l’excellence, la compétition tout comme la découverte ou le loisir entre amis. Or, cette diversité d’offres n’existe presque pas.
- le manque de moyens financiers : posséder un instrument de musique, s’acheter un équipement sportif, aller au théâtre, à l’opéra, cela demande un minimum de fonds que nous n’avons pas forcément tous.
Pour la Confédération étudiante, l’accès aux activités culturelles, sportives ou autres ne doit pas être réservé aux étudiants des milieux culturels ou sociaux les plus aisés, il est essentiel pour l’épanouissement des étudiants et constitue un bagage nous permettant d’accéder à l’autonomie !
Il est donc important que tous les acteurs de la société s’impliquent pour que nous ayons les moyens de faire nos choix de parcours individuels.
Nous demandons :
- un lieu unique où sont centralisés tous les services proposés pour les activités extrascolaires ainsi que la clarté des rôles de chacun de ces services
- la mutualisation des installations sportives libres existantes et leur répartition suivant le lieu géographie de l’université
- la construction d’aménagements sportifs et le développement de partenariats avec les centres sportifs privés
- la possibilité d’accéder à des installations sportives pour des pratiques entre amis sans encadrement et la connaissance de leur existence
- la construction d’espaces culturels avec mise à disposition de salles où chacun peut répéter, jouer, organiser ou participer à des concerts et spectacles
- la mise à disposition ou en location d’instruments de musique et équipements sportifs à moindre coût.
- la création de pass ou chèques culture pour les étudiants
Ces activités jouent un rôle significatif dans l’acquisition d’une culture générale, le développement de l’esprit critique, l’esprit d’équipe, la prise de responsabilité… Nous exigeons la reconnaissance de ces pratiques culturelles par l’Université en ayant la possibilité :
- d’intégrer dans tous les cursus d’UE engagement et activité culturelle (sport, musique, théâtre…) ainsi qu’un thème d’enseignement liées à ces pratiques sans pour autant qu’elles concernent directement notre champ d’études
- d’aménager les emplois du temps en fonction de nos études et de nos activités extrascolaires
- de pouvoir concilier nos études et nos activités extrascolaires en passant des conventions avec conservatoires, écoles de théâtre, clubs de sport
- d’identifier et valoriser nos compétences acquises pendant notre parcours face à un recruteur par la création d’un livret de compétences
Suivant notre milieu culturel ou social, nous n’avons pas (eu) les mêmes chances face à la culture, au sport. La vie étudiante est une période d’expériences, d’échanges, de rencontres, nous voulons avoir la liberté d’y participer pleinement !
Thien-Anh Dang-Vu
Membre du Bureau National












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