Les bourses sur critères sociaux sont à l’heure actuelle la principale aide directe donnée aux étudiants. Le principe des bourses est de compléter ce que la famille donne à un étudiant pour faire ses études ; elles sont là pour réduire les inégalités entre les étudiants originaires des familles les plus aisées et celles venant de milieux plus modestes
Les bourses sur critères sociaux sont à l’heure actuelle la principale aide directe donnée aux étudiants. Le principe des bourses est de compléter ce que la famille donne à un étudiant pour faire ses études ; elles sont là pour réduire les inégalités entre les étudiants originaires des familles les plus aisées et celles venant de milieux plus modestes.
Les bourses sont donc attribuées en fonctions des revenus de la famille et de « points de charges », critères datant des années 70 qui pondèrent ces revenus. En 2009-2010, il faut donc que nos parents gagnent moins de 32 440 € par an, soit moins de 1350 € par mois et par parent pour être éligible aux bourses ! Dans les faits, seuls 30% des étudiants sont éligibles aux bourses, et on retrouve naturellement les classes moyennes qui sont exclues du système et qui se retrouvent à payer plein pot l’inscription à la fac et la sécurité sociale étudiante pour avoir gagné quelques dizaines d’euros de trop.
Pour la Cé, le principe défendu par ce système va dans le bon sens, c’est à dire donner plus à ceux qui en ont le plus besoin, mais les critères d’attributions des bourses sont franchement dépassés !
Le revenu minimum pour être éligible aux bourses doit être le revenu médian des familles françaises, pour que les enfants issus des 50% des foyers les plus défavorisés aient droit à cette aide.
Par ailleurs, la société a évolué en 30 ans, et les points de charges doivent donc être remplacés par le système de calcul des Unités de Consommation de l’INSEE, qui permettent d’avoir un calcul du niveau de vie du foyer.
Alexandre Boff
Trésorier de la Confédération Étudiante












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