Avoir toutes les cartes en mains pour aller de l’avant !

L’autonomie, c’est, d’une certaine façon, apprendre à tracer sa route, apprendre petit à petit à surmonter les obstacles qui se dresseront peut être sur notre chemin.


Pour nous autres étudiants, l’Université est avant tout un monde d’apprentissage, de découverte, d’ouverture au monde. C’est aussi pour nous l’occasion de construire notre avenir et de prendre notre envol

L’autonomie, c’est, d’une certaine façon, apprendre à tracer sa route, apprendre petit à petit à surmonter les obstacles qui se dresseront peut être sur notre chemin.

Bien évidemment, il ne s’agit pas d’abandonner l’étudiant du jour au lendemain. Le parcours d’accès à l’autonomie se doit d’être un chemin en pente douce. L’étudiant doit être suivi tout au long de ce processus et les systèmes d’aides sociales fournis par le CROUS doit lui permettre de se rattraper à chaque fois qu’il risque de trébucher sur ce chemin.

Le CROUS se doit d’être le pilier de cette période de transition où nous quittons nos parents, mais où nous ne sommes pas encore dans le monde professionnel.

Le système des bourses sur critères sociaux est le plutôt connu au sein de l’arsenal du CROUS, mais ses critères d’attribution vieillissants le rendent de plus en plus obsolète, et au final, il concerne aujourd’hui moins de 30 % des étudiants.

Donner plus à ceux qui en ont le plus besoin est le credo des bourses et, au sein de la Confédération Etudiante, nous estimons que cette façon de penser va dans le bon sens. Mais il ne faut pas se voiler la face, aujourd’hui les bourses donnent trop peu à trop peu de gens. Pour en faire un système d’aide efficace leurs critères d’attribution doivent être refondus de façon à toucher 50% des étudiants.

L’obtention de l’autonomie ne doit pas se faire au dépend des études. C’est pourquoi dans une volonté de réduire les inégalités de départ la Confédération Étudiante a proposé la mise en place d’une allocation universelle d’un montant de 300€ pour les étudiants qui en feraient la demande.  Cette allocation a pour objectif de fournir à l’ensemble de ses bénéficiaires un socle à partir duquel l’étudiant sera en mesure de faire ses choix et de tracer sa route, sans toutefois l’enfermer dans une dépendance financière totale vis à vis du système d’aide.

Car si l’autonomie ne doit pas se faire au dépend des études, l‘inverse est également vrai.  Et n’est ce pas ce que nous propose l’UNEF avec son célèbre « salaire étudiant » Cette proposition, rabâchée depuis 30 ans rappelons le, est une ineptie complète. Non seulement qu’il serait automatique, c’est à dire qu’il serait versé aussi bien au fils d’ouvrier qu’à celui d’un grand patron, et ainsi profondément injuste, mais de plus il aurait pour conséquence secondaire de rendre les étudiants totalement dépendant des aides sociales durant leur études, bridant ainsi tout esprit d’initiative et enfermant ses bénéficiaires dans un faux sentiment de sécurité. Certes, dans sa version retoquée de cette proposition, l’UNEF a bien essayé de corriger le tir, mais le résultat final est plus que catastrophique. Aujourd’hui le syndicat majoritaire nous propose de calculer le montant de ce salaire étudiant sur les revenus propres de l’étudiant (et non sur celui des parents insistent-ils) : Ainsi un fils de cadre ou de patron n’ayant jamais travaillé obtiendrait plus qu’une fille d’ouvrier ayant été obligé de travailler l’année précédente pour financer ses études.

Cherchez l’erreur… !

Pour nous étudiants, l’obtention de l’autonomie  est un premier pas nécessaire en direction de l’insertion professionnelle, mais celle ci ne doit pas se faire à n’importe qu’elle prix.

La revalorisation du système de bourses, la mise en place d’une allocation universelle, le complément de revenu salarial sont autant de piliers sur lesquels chacun pourra s’appuyer tout au long de son chemin. Leur complémentarité et leur flexibilité en font  les outils idéaux pour permettre à l’étudiant de construire son parcours, de faire preuve d’initiative, tout en lui permettant d’accomplir ses études dans des conditions décentes.

Les élections du CROUS 22 au 31 Mars sont pour nous l’opportunité de réformer le système dans le bon sens, à nous de nous en saisir en votant et en faisant voter pour la Cé !

Fabien ALBERGHI

Candidat au CROUS

Tête de liste CEVU à l’université Toulouse 1-Capitole

Laissez un commentaire